On mange quoi en calédonie?
- Fabienne Leroy
- 31 mars 2016
- 2 min de lecture
Le bougna est un plat traditionnel mélanésien.
Dans le bougna traditionnel, les ingrédients sont enveloppés dans des feuilles de bananier et cuits à l'étouffée dans un four à pierres chaudes. C'est une sorte de ragoût de poulet, de poisson, de porc ou de roussette accompagné de taros, de patates douces, de bananes poingo, de tomates et d'ignames le tout arrosé de lait de coco.
Bon appétit !
Comme le parler calédonien, la cuisine de Nouvelle-Calédonie est surtout le fait de mélanges, adaptant les différentes spécificités culinaires (cuisines mélanésiennes fondée sur la cuisson à l'étouffée dans le four kanak et symbolisée par le bougna, plus généralement océaniennes qui ont en commun l'usage du lait de coco comme liant, françaises avec la succession de plusieurs plats, l'importance des sauces, des herbes aromatiques et du pain ou plus globalement des viennoiseries, est-asiatiques marquées par l'utilisation d'épices variées, la recherche des saveurs aigres-douces, le mode de cuisson et la présence du riz comme aliment de base, aux productions locales.
Celles-ci sont issues de l'agriculture ou horticulture (tubercules comme l'igname, le manioc ou le taro, légumes tels la chayote dite « chouchoute », le pe-tsaï appelé « chou de Chine », mais aussi des tomates, par exemple, des fruits tropicaux comme la banane, la noix de coco, la papaye, la mangue, la grenadille dite « pomme liane », le pamplemousse ou le corossol, ainsi que des agrumes et certains fruits tempérés produits par les Fraisiers de Païta ou à La Foa, notamment des fraises, pêches et framboises, une culture du café ancienne et toujours bien présente même si elle a perdu la réputation et la valeur à l'exportation dont elle disposait dans la première moitié du xxe siècle avec le café Leroy, une petite production de maïs tandis que la plupart des jardins des personnes d'origine européenne comportent certaines herbes de Provence), de l'élevage (presque exclusivement pour la viande, bovine, de cerf, ovine, caprine, porcine ou de volaille, ainsi que des œufs et du miel, la production laitière étant très faible et avant tout concentrée à Bourail, nécessitant une forte importation d'Australie, de Nouvelle-Zélande voire de Métropole pour les fromages), de la chasse (cerf, roussette, cochons sauvages ou notou), de la pêche (qu'elle soit commerciale ou individuelle, avec un lagon vaste et riche en ressource halieutique qui offre une grande diversité de poissons, fruits de mer et coquillages consommables, comme le thon jaune, le saumon des dieux, le vivaneau, le mahi-mahi, le bec-de-canne, le poisson perroquet et perroquet banane, la langouste, le crabe de cocotier ou de palétuvier, les trocas, pétoncles ou sauteurs), de l'aquaculture (surtout des crevettes, avec une valeur ajoutée fortement croissante à l'exportation) et de l'agroalimentaire (avec surtout une importante production de bière, dont la plus connue et la plus consommée localement reste la Number One, ainsi que les marques locales des sodas et sirops tulem, les jus de fruits Oro ou les chocolats Biscochoc).

A vous d'essayer le bougna marmitte !